Loi PACTE et Innovation – Episode 3 : retour sur les dispositions relatives aux chercheurs-entrepreneurs

La loi PACTE, volonté forte de dynamiser et d’intensifier les liens entre recherche publique et secteur privé. Objectifs ? Lever les freins à l’aventure entrepreneuriale : simplifier les procédures, capitaliser sur la diversité des situations, fluidifier les passages d’un dispositif à l’autre et sécuriser le parcours des chercheurs souhaitant se lancer dans l’aventure entrepreneuriale

Le secteur des nouvelles technologies et la recherche publique sont créateurs d’emploi et participent – à leur niveau – à la croissance économique française. Pour accroître les échanges entre le monde de la recherche et les entreprises, la loi sur l’innovation et la recherche de 1999, dite « loi Allègre », a établi trois dispositifs permettant de favoriser le transfert de technologies de la recherche publique vers les entreprises en instaurant un cadre qui permet aux chercheurs de créer ou de participer à la vie d’une jeune entreprise innovante, en parallèle de leur emploi dans un laboratoire public.

Malgré cela, un très faible pourcentage de chercheurs a sollicité une autorisation pour bénéficier de l’un des dispositifs de participation à la création d’entreprise (soit moins de 0,01 % des personnes travaillant dans la recherche publique chaque année). Qui plus est, on constate que seulement 0,8% des chercheurs agents de la recherche publique sont recrutés par les entreprises. Ces chiffres confirment que des freins à l’aventure entrepreneuriale bloquent les chercheurs.

Dans la continuité d’une série d’interviews, Audrey GARCIA-COUSTEAU, Juriste à la SATT Sud-Est, corédige cette série d’articles. Concernant les nouveautés en termes de législation et d’innovation, Anaïs PIERRI DE MONTLOVIER, Juriste droit des affaires & licensing au sein de la SATT Sud-Est, répond aux questions concernant les chercheurs-entrepreneurs.

Au menu de l’épisode 3 : personnels de recherche et implication en entreprise/start-up, quelles possibilités ?

Anaïs, quels sont les principaux dispositifs des personnels de recherche dans l’entreprise ?

 

Depuis la loi Allègre de 1999 sur l’innovation et la recherche, il existe trois principaux dispositifs que je vais vous détailler :

Le premier, la création d’entreprise par des personnels de recherche (appelé « Article 25-1 ») permet aux chercheurs d’un laboratoire public de participer à la création d’une start-up en tant qu’associés ou dirigeants pour valoriser les travaux de la recherche qu’il ou elle a réalisé dans l’exercice de ses fonctions au sein du laboratoire public,

Le second, ou concours scientifique (appelé « Article 25-2 ») permet aux chercheurs d’apporter leur concours scientifique à une entreprise existante et de participer au capital de celle-ci1. Le/la chercheur.se est autorisé.e par sa hiérarchie à apporter son concours scientifique au sein d’une entreprise, nouvellement créée ou non, valorisant ses propres travaux de recherche,

Enfin, la participation à la gouvernance d’une société anonyme (appelé « Article 25-3 ») permet aux chercheurs de participer au capital de l’entreprise en gardant leurs fonctions et en participant uniquement au conseil d’administration ou de surveillance. La présence d’un.e chercheur.se rattaché.e à un laboratoire public au sein de la gouvernance de l’entreprise innovante permet de sensibiliser les organes de direction de celle-ci aux progrès de la recherche et de favoriser la diffusion des résultats de la recherche publique.

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1 Articles L531-8 à L531-11 du Code de la Recherche

 

Quels sont les principales évolutions suite à la loi PACTE ?

La loi PACTE comporte diverses mesures qui actualisent les dispositifs introduits par la loi Allègre afin de favoriser le rapprochement recherche publique/entreprises et vient notamment assouplir certaines règles de création d’entreprise pour les chercheurs.

La première évolution porte sur l’assouplissement de la procédure d’autorisation préalable. Avant la loi PACTE, les candidatures des chercheurs étaient soumises à une commission de déontologie qui devait statuer sur l’existence ou non d’un conflit d’intérêt entre l’activité publique du chercheur et l’activité privée envisagée. Avec la loi PACTE, cette procédure a été simplifiée : la saisine de la commission de déontologie n’est plus obligatoire et l’établissement employeur est désormais en mesure d’émettre directement cette autorisation permettant au chercheur de créer ou de prendre part à la vie d’une entreprise.

Une seconde évolution concerne les modalités liées au temps de travail du chercheur au sein de l’entreprise. Auparavant lorsqu’un chercheur optait pour le dispositif de la création d’entreprise, il était nécessaire que le chercheur arrête toute activité au titre du service public. Dorénavant, le chercheur peut choisir d’être détaché à temps plein ou à temps partiel, et donc continuer d’exercer une activité au titre de la fonction publique. Il sera en mesure de poursuivre certaines fonctions dans son établissement de recherche pour un volume d’heures défini et fixé dans l’autorisation. La Loi PACTE a augmenté la quotité de temps de travail qui peut être consacrée par le chercheur à une entreprise. Il est donc possible pour le chercheur de consacrer jusqu’à 50% de son temps à l’entreprise en parallèle de ses travaux de recherche au sein du laboratoire.

Enfin, une évolution supplémentaire concerne la prise de participation dans le capital de l’entreprise. Lorsque l’autorisation concédée au chercheur-entrepreneur arrivait à son terme, deux options étaient envisageables : le chercheur devait soit céder ses parts dans un délai d’un an, soit opter pour le troisième dispositif (participation à la gouvernance d’une entreprise) afin de poursuivre son activité dans l’entreprise. Avec la loi PACTE, le chercheur est désormais disposé à conserver une participation dans le capital de l’entreprise qui peut aller jusqu’à 49% du capital lorsqu’il décide de réintégrer le service public de la recherche.

Pour une présentation plus détaillée de ces trois dispositifs avec les apports de la loi PACTE, se référer à la rubrique ci-dessous « pour aller plus loin ».

Anaïs, pourrais-tu nous détailler la raison de telles évolutions ?

La loi PACTE marque une volonté forte de dynamiser et d’intensifier les liens entre recherche publique et secteur privé afin d’inciter les fonctionnaires chercheurs à concrétiser leur souhait de prendre part à l’aventure entrepreneuriale.

Pour ce faire, les évolutions apportées par la loi PACTE ont pour objectifs de lever les freins à l’aventure entrepreneuriale : simplifier les procédures, prendre en compte la diversité des situations existantes, fluidifier les passages d’un dispositif à l’autre et enfin sécuriser le parcours des chercheurs souhaitant créer ou participer à la vie d’une entreprise parallèlement à leur activité dans le public.

A retenir, je dirais que la loi PACTE répond à l’objectif de développer la mobilité en entreprise chez les chercheurs publics en introduisant une plus grande souplesse entre les dispositifs et une plus grande souplesse à la sortie de ces dispositifs.

 

Anaïs PIERRI DE MONTLOVIER, Juriste droit des affaires & licensing au sein de la SATT Sud-Est

 

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Une dynamique forte pour fédérer les acteurs de l’innovation des Régions Sud & Corse

Brevets, projets de maturation, innovations transférées, start-ups accompagnées, découvrez sans plus attendre les succès 2019 dans le bilan d’activité de la SATT Sud-Est

Télécharger le bilan d’activité 2019

« 2019 fut le théâtre de belles réalisations dont je suis particulièrement fier. »

Laurent BALY, Président de la SATT Sud-Est

L’année 2019 s’inscrit dans la continuité du Programme d’Investissements d’Avenir par notamment l’obtention d’un financement de 16 M€ ; venant ainsi concrétiser ces sept premières années d’existence. Le bilan dressé résidait en une idée simple : consolider notre valeur ajoutée au sein de notre écosystème. Ce à quoi nous n’avons cessé d’œuvrer durant 2019, qui fut marquée par de nombreux temps forts. En particulier, 2019 a été l’occasion de réunir l’écosystème autour de deux événements phares. Les premiers Trophées de l’Innovation Aix-Marseille organisés avec Protisvalor, la French Tech Aix-Marseille et Aix-Marseille Université ont rassemblé plus de 800 personnes au Silo de Marseille. La quatrième édition de My Innovation Is, quant à elle, s’est déroulée en novembre 2019 auprès de l’Université de Corse et de l’Incubateur Inizià à Bastia. Quatorze chercheur.se.s, doctorant.e.s et start-ups ont ainsi été mis à l’honneur.

« La SATT Sud-Est s’impose en acteur clé du développement économique régional. »

Laurent BALY, Président de la SATT Sud-Est

Retour sur l’année 2019 avec plusieurs chiffres clés :

  • 117 inventions déclarées
  • 89 titres de propriété intellectuelle déposés
  • 17 nouveaux projets de maturation engagés sur lesquels nous avons investi 3,67 M€
  • 13 licences d’exploitation ont été signées pour un chiffre d’affaires de transfert de 1,33 M€
  • 15 start-ups labellisées French Tech Seed Provence Corse

Nos efforts constants démontrent que l’efficacité de la SATT Sud-Est demeure inchangée quelle que soit la taille des entreprises auxquelles elle s’adresse. En 2020, l’accent sera mis sur l’adaptation de notre offre de transfert à destination des start-ups – en particulier Deep Tech – en lien étroit avec nos actionnaires, nos partenaires incubateurs et Bpifrance. Cette dernière s’est d’ailleurs vu confier la gestion des SATT ; instaurant ainsi une nouvelle dynamique grâce au développement d’actions concrètes à l’échelle nationale à destination des SATT, des chercheur.se.s, doctorant.e.s et startupers. Le Deep Tech Tour, les programmes SATT-Incubateurs-Accélérateurs et le concours d’innovation i-PhD illustrent particulièrement bien cette mesure. Quant à l’appel à manifestation d’intérêt French Tech Seed, nous en sommes lauréats avec nos partenaires privés et publics à la tête du consortium French Tech Seed Provence Corse. L’année 2019 a également été le témoin des 80 ans du CNRS ; qui a permis de mettre en lumière des technologies valorisées par la SATT Sud-Est.

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Loi PACTE et Innovation – Episode 2 : déploiement des mesures visant à assurer une meilleure protection des inventions

La loi PACTE relative à la propriété industrielle – notamment aux brevets – favorise la croissance des PME françaises en facilitant l’innovation

Dans la continuité d’une série d’interviews, Audrey GARCIA-COUSTEAU, Juriste à la SATT Sud-Est, corédige cette série d’articles. Concernant les nouveautés en termes de législation et d’innovation, Dien Vinh HOANG-DINH, Ingénieur Brevets à la SATT Sud-Est, prend la parole dans ce second épisode.

Au menu de l’épisode 2 : volet propriété intellectuelle de la loi PACTE et compétitivité des entreprises françaises, quelles nouveautés et quels impacts ?

 

La loi PACTE, publiée le 23 mai 2019, prévoyait l’entrée en vigueur progressive de plusieurs mesures relatives à la propriété industrielle et notamment aux brevets afin de favoriser la croissance des PME françaises en facilitant l’innovation. Ces mesures ont été déployées par étapes et la dernière entrera en vigueur en juillet 2020.

Dien Vinh, à quels enjeux répondent les mesures introduites par la loi PACTE ?

 

Partant du constat que seulement 21% des PME sont dépositaires de brevets alors que 57% des grands groupes en déposent et que les PME françaises déposent quatre fois moins de brevets que les PME allemandes, la loi PACTE a notamment pour objectif de « relever le défi de la croissance des entreprises, à toute phase de leur développement ». Lorsqu’une start-up cherche des financements, détenir un brevet constitue un argument de poids auprès des investisseurs pour réussir une levée de fonds.

Tout l’enjeu du volet propriété industrielle de la loi Pacte est d’adapter le cadre existant aux nouvelles pratiques et ainsi accompagner au mieux la croissance des entreprises, en les incitant à recourir aux brevets et en augmentant la qualité de la protection des innovations.

Deux axes principaux se dégagent. L’un concerne le renforcement des procédures pour améliorer la qualité des brevets délivrés et ainsi asseoir la solidité et la sécurité juridique du brevet français via l’évolution ou la mise en place de nouvelles procédures pour améliorer la délivrance et la défense des titres de propriété industrielle. L’objectif recherché étant d’accroître la confiance dans les titres notamment auprès des investisseurs.

L’autre a pour objectif de répondre aux besoins des entreprises avec des voies d’accès plus adaptées aux différents dispositifs de protection de l’innovation. Les mesures introduites pour répondre à cet objectif affichent une réelle volonté d’assurer un accès aux titres de propriété intellectuelle ajusté aux différents cycles de maturité des innovations et ainsi permettre aux entreprises d’envisager leur stratégie de propriété intellectuelle de manière plus agile en termes de protection, de durée d’obtention et de coût.

Peux-tu nous préciser les mesures introduites par la loi PACTE pour améliorer la protection des inventions ?

En matière de brevets, la loi PACTE apporte quatre modifications substantielles concernant la protection des inventions. La première mesure phare concerne le renforcement de la procédure d’examen des brevets. Lors de l’examen de brevetabilité des inventions, l’Institut National de la Propriété Intellectuelle « INPI » pourra désormais rejeter une demande de brevet, non seulement sur le critère de défaut de nouveauté, mais également pour absence d’activité inventive. Cet examen plus complet de la demande de brevet répond à l’objectif de renforcer la solidité des brevets français en augmentant la certitude quant à leur validité.

Par ailleurs, la loi instaure une procédure d’opposition devant l’INPI suite à la délivrance d’un brevet français. Cette nouvelle procédure permet à tout tiers de contester la validité d’un brevet dans un délai de neuf mois après la délivrance du titre. Avant la loi PACTE, un tiers souhaitant contester un brevet français ne pouvait agir que devant le Tribunal de Grande Instance de Paris pour invalider un brevet.

Une autre mesure est la demande provisoire de brevet qui vise à assurer un accès à la propriété intellectuelle aux inventeurs individuels, PME et start-ups, en proposant une alternative plus facile à mettre en place. La demande provisoire permet de prendre date en terme d’antériorité avec un contenu simplifié. Le déposant dispose d’un délai de 12 mois pour revendiquer la priorité ou convertir cette demande en demande de brevet ou bien choisir le certificat d’utilité.

Enfin, la loi PACTE revalorise le certificat d’utilité au travers de l’allongement de la durée de protection qui passe de 6 ans à 10 ans et de la possibilité de le transformer, dans un délai d’environ 16 mois à compter du dépôt, en une demande de brevet. Toute entreprise pourra évaluer l’intérêt de l’invention et décider ultérieurement d’opter pour le brevet. Aussi, l’objectif est de faire du certificat d’utilité une alternative, en lui faisant gagner en durée de vie. Cependant, ce titre reste moins valorisable que le brevet, en ce qu’il ne donne lieu à aucun rapport de recherche.

 Entrée en vigueur des mesures concernant la propriété industrielle

Dien Vinh HOANG-DINH, Ingénieur Brevets, revient sur la partie de la loi PACTE qui concerne le renforcement du droit de la propriété industrielle.

 

 

 

 

In fine, les changements apportés à ces dispositifs ont pour ambition que les entreprises, et notamment les PME, s’emparent de la propriété industrielle afin de protéger plus systématiquement leurs inventions en leur donnant une plus grande marge de manœuvre dans la mise en place de leur stratégie.

Pour aller plus loin

 

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Les lauréats 2020 du Challenge Innovation « In Casa » de l’Université de Corse sont…

La SATT Sud-Est est fière d’avoir accompagné les équipes lauréates et coup de coeur de ce marathon créatif dématérialisé « de l’idée au projet » qui permet aux étudiants de revêtir le costume de startupers

« Le Challenge Innovation est un marathon créatif dans lequel on demande aux étudiants de développer une idée, jusqu’à un prototype de start-up, en 2 jours et demi. Cette année, 51 étudiants, toutes filières confondues ont participé dans ces conditions inédites, in casa. L’ensemble de nos partenaires – en plus de financer l’évènement -, met à disposition des compétences pour accompagner nos jeunes. Les étudiants se retrouvent dans la peau de startuppers qui présentent leurs projets de création d’entreprises devant des investisseurs à convaincre. Au-delà de l’objet pédagogique, on voit émerger de véritables projets de start-up et environ un tiers des projets sont ensuite développés, avec le statut d’étudiants-entrepreneurs, au sein du pôle Pepite Corse. Pour certains, ce sont les premiers jalons d’un projet professionnel viable. » 

Graziella LUISI, Directrice de la Fundazione Università di Corsica

« J’ai été surpris par la grande maturité des projets dont certains étaient quasiment au stade de la production, et j’en profite pour renouveler ici mes félicitations à tous les participants. Cette philosophie d’innovation participative sur un temps de préparation et de réflexion relativement court est selon moi très formateur pour nos étudiants. Le challenge est un véritable levier de motivation et de mobilisation des équipes, constituées autour de l’innovation. Il a permis de générer une dynamique de brassage des idées et des étudiants de différentes filières de l’UCPP. Ce processus d’innovation était soumis en permanence aux regards des différents coaches qui ont montré une implication sans faille pendant toute la durée du Challenge. Cette année avec la thématique COVID, le challenge de l’innovation a permis de bousculer des codes de réflexion notamment aux regards de cette situation sanitaire inédite ; les étudiants ont proposé des solutions véritablement innovantes. Ce challenge contribue à diffuser la culture de l’innovation et du travail collaboratif. » 

Dominique CANCELLIERI, Chargé de mission Innovation Scientifique Università di Corsica

Margot, peux-tu nous présenter le Challenge Innovation ?

Le Challenge Innovation est un concours d’idées dédié à l’innovation numérique organisée par la Fondation de l’Université de Corse. Durant 3 jours, du 10 au 12 juin, les étudiants ont travaillé en équipes autour de projets innovants dans le domaine du numérique. Cette édition inédite baptisée « In Casa », s’adressait à tous les étudiants qui souhaitent répondre aux défis engendrés par la crise du virus COVID-19 et proposer une idée pour apporter une solution innovante au territoire. Les étudiants ont été accompagnés dans la construction de leurs projets par des experts, des coaches et des mentors.

Quel rôle as-tu joué lors de cet événement ?

En tant que partenaire de l’évènement, pour la SATT Sud-Est, j’ai coaché deux équipes avec l’aide de deux autres experts dans le domaine de l’innovation, Stéphanie VANHOVE-MILON, chargée d’affaires à l’incubateur Inizià, et Marc LABBE, responsable pédagogique de la Licence professionnelle Métiers du design à l’IUT de Corse. Notre fil conducteur était de guider les étudiants dans le développement de leur projet d’entreprise tant sur le plan business, technique et surtout, de les préparer au pitch final, crucial pour remporter ce concours ! Pendant 3 jours, j’ai suivi les étudiants pas à pas, en tenant des points d’avancement réguliers pour répondre à leurs interrogations, les orienter vers la bonne voie et les encourager. Ils ont démontré une motivation sans faille et le travail réalisé en trois jours est considérable. C’est une fierté de voir des projets aussi aboutis en si peu de temps !

Margot PROVOST, Chargée de Transfert de Technologies, basée à Corte, au siège de l’Université de Corse

Quelles étaient les équipes « In Casa » que tu as coachées ?

La première équipe, « Scatula » composée d’Andrea ZARK, Sarah SIMIAN, Axelle CIANFARANI et Pauline MARBIA qui clôturent toutes les quatre leur DUT Génie Biologique propose de commercialiser une boîte de désinfection de masque en tissus. Cette équipe a été nommée lauréate du concours.

La seconde équipe, « Frazu d’oru » était constituée de Jelena MARJANOVIC, doctorante en première année de thèse en économie circulaire au sein de l’UMR CNRS 6240 LISA, Ambre BOUHAIGOUR, en troisième année de Licence d’Art Appliqué et d’Elliot BEAULIEU, en troisième année de Licence Professionnelle Design Numérique et graphiste au Fab Lab. Elle propose une application mettant en réseau une communauté pour la valorisation des biodéchets en compost en Corse ; l’équipe s’est vue décerner le prix « coup de cœur »

 

 

Interview de l’équipe gagnante, composée Andréa ZARK, Sarah SIMIAN, Axelle CIANFARANI et Pauline MARBIA, étudiantes à l’IUT de Corte et diplômées d’un DUT en Génie Biologique spécialisé en Industries Agroalimentaires et Biologiques. Elles ont proposé un concept d’étui permettant d’assainir un masque en tissus dans un délai de cinq minutes, par les UV

 

Quelles sont les raisons qui vous ont poussées à participer à ce marathon créatif ?

Pauline MARBIA et Sarah SIMIAN nous expliquent : « une fois nos examens terminés, l’un de nos professeurs nous a contactées pour nous présenter le Challenge Innovation « In Casa ». C’est ainsi que nous avons découvert ce concours et son thème : « Innover et répondre aux défis du Covid-19 ». Très intéressées par le fait de pouvoir mettre à profit les connaissances acquises durant notre DUT au sujet des déchets, leurs traitements mais surtout leurs impacts, nous avons décidé de nous inscrire à ce challenge. Mais ce qui nous a le plus attiré, c’est la possibilité de proposer une solution concrète à une problématique environnementale liée à la crise du virus Covid-19. Notre cursus nous sensibilise au respect de l’environnement qui, à notre sens, devrait être une priorité. Ainsi, ce challenge nous permettait, pour une fois, de réellement « agir », ou du moins d’essayer, au lieu de se contenter de parler sans cesse de ce qui devrait être fait. »

Axelle CIANFARANI précise : « nous avons remarqué que, depuis le début du déconfinement, de nombreuses personnes jettent leurs masques de protection dans la rue, à même le sol dans les parkings, dans les caniveaux, etc. Ces déchets se retrouvent ensuite dans la mer Méditerranée puisqu’ils sont drainés par les eaux de pluie et passent dans le réseau d’eau pluvial. Or, les masques jetables utilisés pour se protéger contre le Coronavirus ne sont ni biodégradables ni recyclables puisqu’ils sont faits de polypropylène. Ils mettraient plus de 400 ans à se dégrader. Ces masques jetés par terre sont potentiellement infectés et constituent alors un danger pour tous. En effet, le Coronavirus peut vivre plusieurs jours sur le masque (pendant au moins sept jours sur la surface extérieure et jusqu’à quatre jours sur la surface intérieure). Nous souhaitions trouver une idée qui permettrait de répondre à ces deux problématiques grâce à nos connaissances. Nous avons alors pensé à privilégier l’utilisation des masques en tissu mais la procédure de nettoyage de ce type de masque est longue et très protocolaire. De plus, le nombre de lavage en machine est prédéfini. C’est à ce moment que nous est venu l’idée d’utiliser l’UV pour éliminer le virus.

Andrea ZARK, poussée par les mêmes motivation que ses collaboratrices ajoute : « je me suis dit que ça pouvait être une bonne expérience et enrichissante. » tandis que Pauline MARBIA souligne « au-delà de cet aspect d’engagement pour l’environnement, le fait de faire de nouvelles connaissances, comme ce fut le cas, et d’être mise en situation de stress et de dépassement de soi-même avec ces trois jours intensifs ont également influencé ma décision quant à ma participation à ce challenge. Ce fut une très belle expérience. »

 

Qu’est-ce que ce concours d’innovation vous a apporté ?

Pour Pauline MARBIA :  « ce concours m’a appris l’importance de s’intéresser à tous les éléments qui accompagnent la création d’un objet comme le nôtre. En effet, notre formation en génie biologique nous a certes permis de fabriquer des produits alimentaires, mais nous nous intéressions préférentiellement aux techniques et processus de fabrication et non au marketing, business plan ou encore au modèle économique et méthodes de commercialisation. C’est donc un nouvel aspect que j’ai perçu grâce à ce concours. Je dois avouer que le premier jour fut assez compliqué étant donné que ces notions nous étaient quasiment inconnues. Ce concours nous a donc appris à rapidement nous adapter et nous initier à de nouvelles notions. Nous avons très vite géré notre stress et mis de côté nos doutes pour nous concentrer sur nos lacunes et nous adapter le plus rapidement possible et de notre mieux à la situation. Axelle CIANFARANI poursuit : « pour moi, ce challenge a été une très bonne expérience qui m’a permis de comprendre comment monter un projet en prenant en compte tous ses aspects, et comment développer une idée. Effectivement, comme le dit Pauline, les termes comme « plan de financement », « stratégie de développement » ou « modèle économique » nous étaient complètement inconnus, par exemple. Maintenant, nous savons qu’il faut étudier le marché visé et la stratégie commerciale à adopter pour proposer un projet viable. De plus, il est primordial de réfléchir aux moyens humains, techniques et financiers nécessaires à la maturation du projet. »

Toutes les quatre s’accordent sur l’intensité et la richesse de l’expérience de ce travail en équipe, comme l’explique Andrea ZARK, « ce challenge m’a permis d’améliorer mes capacités de travail tant en équipe que seule. Ce concours de trois jours nous plonge vraiment dans le monde du travail avec des tâches à réaliser en un temps précis avec des défis qui viennent s’ajouter au travail pour nous déstabiliser et nous déconcentrer. Le fait d’avoir été réalisé à distance m’a demandé plus de concentration car le cadre n’est pas optimal et être loin de ses camarades de travail peut être parfois déconcertant. Ainsi, je pense que ce challenge permet de ses rendre compte de ses capacités de travail car nous sommes en immersion totale dans le projet et nous n’avons pas le temps de penser à autre chose. Je trouve que cela permet de vraiment canaliser sa concentration sur un sujet et que les risques de dispersions sont minimums. Je pense que c’est vraiment une expérience à vivre car même si elle est intense et quelque peu stressante elle nous permet, aux jeunes, d’avoir un aperçu réel du monde du travail. »

Sarah SIMIAN salue l’accompagnement par les coaches qui leur ont appris à « vendre » un produit. « En effet, il était indispensable de présenter la SCATULA de façon à mettre en avant son intérêt, ses cibles ou encore les nombreux avantages qu’elle présentait face à la concurrence » termine Pauline MARBIA.

Interview de l’équipe Coup de Coeur

Frazu d’oru est porté par qui ?

Ce projet est né de la collaboration entre trois étudiants de l’Université de Corse Pasquale Paoli. L’équipe est animée par Jelena MARJANOVIC – actuellement étudiante en première année de thèse en économie circulaire – Elliot BEAULIEU – alternant en Licence pro Design Numérique en tant que graphiste au Fab Lab et à la Fondation de l’université de Corse – et Ambre BOUHAIGOUR – étudiante en en troisième année de licence d’art appliqué.

Quel est votre projet ?

Au sein d’une communauté, nous mettons en réseau à l’aide d’une application, les établissements qui créent des déchets alimentaires avec les agriculteurs qui les transforment en compost.

Comptez-vous poursuivre l’aventure Frazu d’oru ou, plus largement, vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

Nous pensons réellement que ce projet est très pertinent pour répondre rapidement aux problématiques des crises sanitaires et environnementales liées ici à une crise des déchets qui impacte la Corse depuis des années. Etant actuellement tous dans la poursuite de nos études, nous ne savons pas si nous aurons le temps de consacrer assez de temps à la réalisation de ce projet mais une fois diplômés nous aimerions continuer le projet Frazu D’oru, pour le mener à bien grâce à nos compétences très complémentaires. Pour le moment nous aimerions continuer à participer à des concours comme le challenge innovation pour développer et donner une visibilité à ce projet jusqu’à la fin de nos études.

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Loi PACTE et Innovation – Episode 1 : le mandataire unique au soutien de la valorisation des résultats de recherche

La loi PACTE relative à la croissance et à la transformation des entreprises facilite la valorisation de la recherche publique.

Loi PACTE

Nous vous proposons une série d’interviews répartie en trois épisodes qui vous présentera les principales nouveautés en termes de législation et d’innovation. Lors de ce premier épisode, Audrey GARCIA-COUSTEAU, Juriste à la SATT Sud-Est se prête au jeu des questions – réponses.

Au menu de l’épisode 1 : valorisation et copropriété publique des résultats de la recherche, quelles avancées ?

La Loi PACTE relative à la croissance et à la transformation des entreprises comporte des mesures qui intéressent l’innovation et contient des dispositions visant à simplifier et à faciliter la valorisation de la recherche publique.

Audrey, peux-tu nous expliquer quel est le rôle du mandataire unique dans la valorisation des résultats de la recherche ?

Pour mieux comprendre le rôle du mandataire unique, rappelons d’abord que l’organisation de la recherche française repose sur des unités de recherche multi-tutelles. Si cette organisation favorise l’interdisciplinarité, elle peut conduire à des situations complexes de copropriété impliquant un partage de la propriété intellectuelle sur des résultats issus de la recherche publique entre plusieurs établissements. Or les mesures de protection d’un résultat valorisable doivent être prises rapidement.

Ainsi, la loi a inscrit l’obligation à l’égard des établissements publics de désigner, pour chaque unité de recherche, un mandataire unique qui se voit confier la gestion, l’exploitation et la négociation des inventions brevetables lorsqu’il y a « copropriété publique » sur les titres de propriété industrielle. Le mandataire unique reçoit mandat pour réaliser ces missions : il est l’interlocuteur unique chargé de la valorisation des résultats avec les entreprises intéressées.

Dans l’objectif de favoriser et d’accélérer ce transfert des résultats vers les entreprises, un nouveau décret complète les dispositions de l’article L. 533-1 du code de la recherche issues de la loi PACTE pour notamment renforcer, préciser et élargir le dispositif du mandat.

Quels sont les principaux apports du décret ?

Ce texte réglementaire vient préciser les modalités de gestion et de valorisation des résultats issus de recherche publiques par le mandataire unique. Le décret énonce d’abord de nouvelles modalités destinées à faciliter la désignation du mandataire unique et réduit le délai pour procéder à cette désignation à un mois à compter de la création administrative ou du renouvellement de l’unité de recherche.

Le champ des pouvoirs pouvant être attribués au mandataire unique est élargi. Le décret liste ainsi les actes nécessaires à la protection juridique des résultats, tels que par exemple, les formalités qui jalonnent la vie des titres de propriété intellectuelle et les actes relatifs à la défense des droits sur les résultats afin de constater ou contester un acte de contrefaçon. S’agissant des actes de valorisation pouvant être accomplis par le mandataire unique, ils s’étendent de la négociation à la signature des accords de confidentialité, des accords de copropriété et des contrats de licence d’exploitation. Il peut dorénavant réaliser les actes de cession ou d’abandon de demande de brevet, ce qui était auparavant expressément exclu de ses pouvoirs.

Le texte prévoit des règles de gestion de la copropriété qui s’imposent à défaut d’accord entre les personnes publiques copropriétaires de résultats afin de ne pas bloquer l’exploitation des résultats en question.

Ces dispositions visent à introduire plus de simplicité dans la gestion et l’exploitation des résultats de la recherche publique par le mandataire unique pour faciliter leur transfert vers le monde socio-économique.

Notre experte, Audrey GARCIA-COUSTEAU, Juriste en Droit des affaires & Licensing à la SATT Sud-Est, diplômée d’un Master en Droit des affaires, spécialisé en Droit de la Propriété Industrielle et d’un Master en Droit des affaires et Management, répond aux questions concernant le mandataire unique.

Ce décret introduit-il des changements majeurs sur l’activité du mandataire unique ?

Le décret propose un dispositif cadré permettant aux copropriétaires de confier via le mandat d’importantes prérogatives au mandataire unique. Les conséquences directes sur son activité viennent de l’introduction de nouveaux délais qu’il doit respecter dans le cadre de ses obligations envers les copropriétaires et notamment :

  • Le délai de 2 mois à compter de la réception d’une déclaration d’invention pour informer des décisions de protection et de valorisation,
  • Le délai de 4 mois avant toute décision d’abandon d’un titre de propriété .

Par exemple, dès la réception par la SATT Sud-Est d’une déclaration d’invention, l’équipe en charge du projet analyse le potentiel des résultats en vue de la présentation du projet devant le Comité de Propriété Intellectuelle (CPI), organe décisionnel de la SATT Sud-Est. Ce dernier rend son avis sur la stratégie à adopter vis-à-vis du projet dans les deux mois imposés par le décret. A l’issue du CPI, la SATT Sud-Est communique alors la décision aux copropriétaires, conformément aux dispositions prévues dans le décret.

A suivre, épisode 2 – Loi PACTE et Innovation : retour sur les dispositions relatives aux chercheurs-entrepreneurs

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Biologics 4 Life, lauréate du fonds French Tech Seed Provence Corse

Entre innovation et biomatériaux, Biologics 4 Life développe des technologies répondant à des enjeux majeurs de santé publique

Créée en 2018 à Pertuis par Aurélien VALET, Biologics 4 Life est née d’un audacieux projet de reconstruction osseuse. Spécialisée dans les biomatériaux, la start-up a pour ambition de développer des substituts osseux capable de détruire les métastases de patients de cancers osseux et de reconstruire leurs os grâce aux biotechnologies. L’innovation permettrait de traiter des pathologies incluant l’ostéoporose et ainsi répondre à des enjeux forts de santé publique.

L’ancrage territorial, le potentiel et le travail accompli par la start-up lui ont permis d’être lauréate du consortium French Tech Seed Provence Corse. Biologics 4 Life est accompagnée par l’incubateur Impulse. Un fonds d’investissement dédié aux jeunes start-ups innovantes leur a été accordé. Il finance des projets dans l’optique « d’investir l’avenir » à hauteur de 250 K€ par Bpifrance. Il financera le développement et la structuration de la start-up et permettra de préparer la mise en marché d’un premier produit Biologics 4 Life d’ici 2021.

Biologics 4 Life travaille en étroite collaboration avec des cliniciens et praticiens de l’AP-HM, de l’AP-HP et des organismes de recherche nationaux – CNRS et Inserm. L’intérêt du projet est de développer et proposer une innovation facile d’utilisation pour les professionnels de santé.  De plus, l’expertise de ses fondateurs dans la commercialisation de biomatériaux permet à la start-up de bénéficier d’un réel savoir-faire dans la mise sur le marché à l’international de technologies innovantes.

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SEDREA : sédation automatisée en réanimation

D’éminents médecins de l’AP-HM et chercheurs d’Aix-Marseille Université, CNRS et l’Université Gustave Eiffel ont mis au point la technologie SEDREA permettant d’adapter de manière très précise la sédation des patients en réanimation

La sédation pharmacologique est indispensable chez un grand nombre de patients en réanimation simplement pour permettre l’adaptation à la ventilation artificielle, fréquente chez ces patients. Il est donc nécessaire que les patients soient à la fois calmes, ne ressentent pas la douleur et puissent supporter tous les gestes agressifs de la réanimation.

« On s’est aperçu qu’avec les scores de sédation clinique qu’on utilisait habituellement, on avait du mal à approcher, de manière suffisamment fine, notre niveau de sédation et on était souvent soit trop léger, soit le plus souvent trop profond. » Professeur Nicolas BRUDER, PU-PH et chef de service Anesthésie et Réanimation à l’AP-HM.

Afin de répondre à ces besoins, des médecins de l’AP-HM et chercheurs d’Aix-Marseille Université, CNRS et l’Université Gustave Eiffel ont développé SEDREA. Cet outil, basé sur l’intelligence artificielle, permet d’adapter rigoureusement le niveau de sédation en fonction des informations transmises par cet algorithme. Il s’intègre facilement aux monitorings existants. Il est nécessaire de disposer d’une tablette numérique et de l’algorithme SEDREA.

De plus, d’après le Professeur Nicolas BRUDER « cet outil devrait permettre de réduire les durées de séjour en réanimation en évitant la sédation trop profonde et en réduisant les coûts liés à l’hospitalisation. Dans le futur, on espère que cet outil de monitoring nous serve à adapter de manière très précise notre sédation exactement aux besoins nécessaires pour suivre les patients tout au long de leur séjour en réanimation ». Ainsi, SEDREA permettrait d’éviter une sédation profonde.

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Autorisation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille © 2018 SATT PACA Cors SAS. Tous droits réservés. Crédit musical : Attracting Drama – Scott Rhythm Vidéo : Fikus Prod

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Le Réseau SATT au coeur de la crise sanitaire : 26 start-ups mobilisées

Les SATT s’engagent aux côtés des start-ups issues de la recherche publique en période de crise sanitaire du COVID-19 dont C4Diagnostics, KeeeX et GlobalStim accompagnées par la SATT Sud-Est

A ce jour, 26 start-ups exploitant des technologies issues de la recherche publique et soutenues par le Réseau SATT sont mobilisées contre le virus COVID-19. Leur portefeuille d’activités dans ce domaine s’étend aux solutions de diagnostic, de suivi et de traitement, aux outils de gestion de crise, aux traitements des données ou encore à l’amélioration de la qualité de vie en période de confinement.

  • 21 start-ups mobilisées pour diagnostiquer et soigner,
  • 5 start-ups pour faciliter la vie en période de confinement et soutenir les entreprises,
  • Plus de 25 projets de maturation suivis et financés par les 13 SATT dont la SATT Sud-Est.

 

 

Zoom : les start-ups s’engagent en Régions Sud & Corse

 

Sur le territoire, la SATT Sud-Est est fière de soutenir de jeunes entreprises innovantes au cœur de l’actualité telles que C4Diagnostics, KeeeX ou encore GlobalStim.

C4Diagnostics est spécialisée dans la conception et le développement de tests de diagnostic des maladies infectieuses. Aujourd’hui, le test de détection du Covid-19 est un outil majeur de lutte contre la propagation du virus. C4Diagnostics contribue activement à l’amélioration de la santé publique en effectuant des tests de détection du Covid-19 en collaboration avec la ville et les sapeurs-pompiers de Marseille.

En période de confinement, KeeeX la start-up spécialisée dans la traçabilité des documents dématérialisés aide les entreprises. Elle facilite le télétravail grâce à la certification et l’authentification des documents numériques. Une aide précieuse qui permet la continuité des activités pour de nombreuses organisations en toute sécurité.

Enfin, les mesures de confinement des EHPAD ont entraîné la suppression des intervenants. Afin de préserver le bien-être et la santé des résidents, la start-up Global Stim spécialisée dans la stimulation cognitive a décidé d’offrir 6 e-séances aux EHPAD. Une alternative bénéfique pour les personnes âgées – notamment celles atteintes par des pathologies neurodégénératives – afin de limiter le développement de troubles cognitifs.

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Passer de l’invention à l’innovation en situation sanitaire

La SATT Sud-Est reste opérationnelle et vous accompagne dans vos projets de transfert de technologies

Compte tenu de la situation inédite à laquelle nous devons tous faire face, pour des raisons de santé publique et en conformité avec les directives gouvernementales, nous avons pris des mesures afin de maintenir nos activités et services.

  • L’ensemble de nos équipes poursuivent leurs missions en télétravail. Celles-ci restent opérationnelles et à votre écoute afin de répondre à vos demandes et projets de transferts de technologies de l’invention à l’innovation – notre cœur de métier. Qu’il s’agisse d’accueillir vos déclarations d’invention, de déposer vos brevets, prospecter ou négocier…
  • Tous nos événements sont annulés ou reportés. Nous vous en informerons dans les plus brefs délais. Les réunions et rendez-vous sont maintenus et se tiennent par le biais de visioconférences.
  • Chers startupers, nous procédons à la suspension des prélèvements automatiques jusqu’au mois de juin. Des échéanciers de paiement seront mis en œuvre sur les factures à venir pour les entreprises en difficultés qui en feront la demande. Vous pouvez également vous rapprocher de nos partenaires Bpifrance et la French Tech Aix-Marseille pour bénéficier de mesures complémentaires.

Vous pouvez nous joindre de préférence par e-mail via le formulaire, ici, ou par téléphone, au +33 4 91 91 91 20.

Face à cette crise majeure, nous sommes tous solidaires. Prenez soin de vous et de vos proches.

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Crocos Go Digital – première start-up lauréate de French Tech Seed Provence Corse – financée

Crocos Go Digital transforme sa candidature French Tech Seed en accord de financement

Start-up Crocos Go Digital

La jeune start-up Crocos Go Digital labellisée French Tech Seed Provence Corse

 

Sur recommandations de la SATT Sud-Est, la jeune start-up Crocos Go Digital qui veut détecter les dysfonctionnements cognitifs chez les enfants (20% de la population), de manière automatisée et à 360°, et potentiellement y remédier, incubée à l’Incubateur Belle de Mai, a déposé sa candidature et s’est lancée sur le parcours French Tech Seed Provence Corse. Son dossier a été étudié par le consortium French Tech Seed Provence Corse, en avril 2019, puis par ses partenaires, en mai 2019, par lesquels il a reçu sa labellisation.

Crocos Go Digital obtient un financement de 234 K€ avec Bpifrance

Crocos Go Digital a alors pris contact avec l’antenne régionale de Bpifrance pour débuter l’instruction de son dossier, nécessaire à l’obtention de l’accord de financement. Et c’est le 13 décembre 2019 que Crocos Go Digital a pu signer son contrat avec Bpifrance et obtenir un financement de 234 K€ pour un tour de table total de 390 K€. Objectifs ? Répondre à des besoins de recrutement, de R&D supplémentaire afin de finaliser la preuve de concept et renforcer le travail sur l’intelligence artificielle, ainsi que de nouveaux partenariats avec des laboratoires.

French Tech Seed Provence Corse, qu’est-ce que c’est ?

Le consortium French Tech Seed Provence Corse, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « French Tech Seed » doté de 400 M€ issus du Programme Investissements d’Avenir, et opéré par Bpifrance, composé des Incubateurs Belle de Mai, Impulse et Inizià et mené par la SATT Sud-Est, a été labellisé Apporteur d’Affaires French Tech Seed. L’ensemble de ces acteurs et leurs partenaires permettent aux projets retenus de faire levier sur l’investissement privé et structurent les écosystèmes d’innovation pour améliorer l’accompagnement de ces start-ups.

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