Deux chercheurs, accompagnés par des SATT, figurent parmi les lauréats 2023 de la médaille de l’innovation du CNRS

De gauche à droite : Claire Hellio et Marc Antonini
Crédit photo : Frédérique Plas / CNRS Images

Créée depuis une dizaine d’années, cette distinction met en lumière les travaux de recherche, issues des laboratoires sous la tutelle du CNRS, ayant conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique et social. Cette cérémonie permet également d’illustrer la diversité des voies de valorisation qu’il est possible d’emprunter, tout en poursuivant des recherches de qualité.

Claire Hellio – Professeure des Universités / Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR UMR 6539)

NOM PROJET : CORSAIR

Ce projet a pour objectifs, dans un premier temps, de mesurer l’impact des échouages des algues sargasses sur le milieu marin et terrestre. Dans un second temps, l’équipe de recherche identifie les voies de revalorisation possibles de cette biomasse.

Les algues sargasses produisent naturellement des molécules bioactives aux propriétés anti-colonisatrices leur permettant de se protéger de leur environnement. La production de ces molécules s’arrête lorsque les sargasses se dégradent et laissent place à l’émission de soufre entrainant une augmentation du développement des bactéries SRB. Claire Hellio et son équipe travaillent sur des solutions qui permettraient de récupérer la biomasse de sargasse avant qu’elle ne se dégrade.

Les applications visent principalement les domaines des cosmétiques (antioxydants et conservateurs) et des revêtements antifouling (protection des coques des bateaux contre la biocolonisation).

Pour en savoir plus

Marc Antonini – Directeur de recherche / Laboratoire d’Informatique, Signaux et Systèmes de Sophia Antipolis (I3S UMR 7271)

NOM PROJET : PAIRCODE

Le stockage compact et pérenne de données numériques sous forme d’ADN synthétique n’a pas besoin d’énergie pour être conservé. Il nécessite néanmoins un encodage quaternaire très contraignant pour une lecture-écriture (séquençage/synthèse) efficace.

La technologie met en œuvre un algorithme issu de travaux de l’équipe MediaCoding de l’I3S, spécialisée dans le codage et la compression de données. Brevetée par le CNRS et l’Université Côte d’Azur, elle permet d’adresser les enjeux de la conception de systèmes de lecture-écriture automatisés.

Ainsi, cette mémoire ADN vise à un archivage beaucoup plus robuste, plus fiable tout en éliminant le besoin de migration des données, vers un avenir plus vert en réduisant les coûts énergétiques et l’empreinte carbone des Datacenters.

Consultez le communique du CNRS ICI

DIAMIDEX LEVE UNE PREMIERE TRANCHE DE 2,5 M€ POUR ACCELERER LA COMMERCIALISATION DE SES SOLUTIONS DE DETECTION MICROBIOLOGIQUES

Marseille, France – Le 13 Novembre 2023

Diamidex annonce l’investissement de 2 M€ par le fonds PureTerra Water Technology Growth Fund, basé aux Pays-Bas. Avec un montant de 2,5 M€ – sur une levée de fonds ciblée de 4 millions d’euros – PureTerra et les actionnaires existants financent l’ambition de l’entreprise de déployer ses systèmes innovants de détection microbiologique dans diverses industries. Sous la direction de son fondateur Sam Dukan, Diamidex propose une méthode de test unique qui se distingue par sa rapidité, sa précision, son ergonomie et son efficacité en termes de coût, ouvrant la voie à une adoption rapide sur le marché.

MICA : Le maillon manquant dans la détection microbienne

La contamination microbiologique est une menace invisible véhiculée par l’eau et ceci dans de nombreuses industries (boissons, cosmétique, agro-alimentaire…) ainsi que dans la distribution d’eau potable. Tous les acteurs sont confrontés au défi de réaliser des analyses microbiologiques à la fois rapides et précises afin de contrôler le risque sanitaire associé. La solution MICA est le chainon manquant qui fait le pont entre analyses enzymatique rapide ou biosenseurs en ligne, et les méthodes traditionnelles basées sur la culture. Cette capacité à allier des résultats rapides à des méthodes éprouvées pourrait transformer le paysage de la détection microbienne. La technologie de Diamidex se présente comme une offre attractive, promettant de simplifier et d’accélérer les protocoles standard microbiologique, tout en améliorant et accélérant la détection de la contamination microbienne.

L’approche économique de Diamidex rend accessible au plus grand nombre cette technologie de pointe, favorisant ainsi son adoption dans une multitude de secteurs et de nouveaux marchés. PureTerra Ventures reconnaît dans Diamidex et ses partenaires les pionniers d’une avancée majeure pour les laboratoires microbiologiques de production à la pointe de l’efficacité.

Job van Schelven, associé chez PureTerra Ventures, s’est exprimé avec enthousiasme sur ce partenariat : « La méthode novatrice de Diamidex pour la détection des microbes est en parfaite adéquation avec notre mission de garantir ‘de l’eau propre pour tous’ chez PureTerra Ventures. Nous pensons que leur technologie peut redéfinir les standards de la sécurité et de la qualité de l’eau, éléments fondamentaux de la santé publique et du développement durable. Nous sommes impatients de soutenir l’expansion de Diamidex et de contribuer à l’introduction de cette technologie essentielle sur le marché mondial. »

A propos de Diamidex

Diamidex est une entreprise innovante basée à Marseille, en France, spécialisée dans la détection rapide des microorganismes dans l’eau. Leur technologie brevetée et la solution MICA visent à révolutionner l’industrie des analyses microbiologiques dans l’eau en fournissant des solutions plus rapides, plus fiables et plus économiques. www.diamidex.com.

A propos de PureTerra Ventures

PureTerra Ventures est une société de capital-risque à impact dédiée à propulser des technologies de l’eau disruptives à l’échelle mondiale. Basée à Amsterdam, PureTerra gère un fonds de 75 millions d’euros et offre un soutien stratégique aux entreprises en phase de démarrage dans le secteur de l’eau. www.pureterra.com.

 

Contact Diamidex 

Sam DUKAN – CEO Diamidex
Tel – +33 (0)6 61 93 49 29
Mail – sam.dukan@diamidex.com

ExAdEx-Innov annonce l’entrée de la SATT Sud-Est à son capital et la signature d’un accord de licence exclusive

ExAdEx-Innov est une société de biotechnologie qui exploite une technologie innovante issue de l’excellence académique française pour répondre au besoin médical non satisfait des patients souffrant de maladies métaboliques chroniques associées à l’obésité. Créée en août 2022 et située au Bio-incubateur de l’Institut de Biologie Valrose à Nice, au sein de l’Université Côte d’Azur, la Start-up peut compter sur une équipe de chercheurs, leaders d’opinions, cliniciens et managers possédant des décennies de savoir-faire et d’expertise dans la biologie du tissu adipeux humain et le développement de nouvelles solutions thérapeutiques et biothérapies innovantes.

Les fondateurs de la Start-up ont développé et breveté, au sein de l’équipe Cellules Souches et Différenciation de l’Université Côte d’Azur et en collaboration avec l’Unité de Thérapie Cellulaire et Génique du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nice, la technologie ExAdEx : une innovation de rupture pour maintenir de la graisse humaine viable et fonctionnelle en culture et permettre la production de graisse brune d’intérêt thérapeutique. Ce produit de biothérapie de graisse brune, appelé ObAdEx, pourrait avoir des applications cliniques révolutionnaires dans le traitement de l’obésité et des désordres métaboliques associés.

Les phases précliniques d’efficacité de la biothérapie ObAdEx sont en cours, soutenues par une prématuration CNRS et une Bourse French Tech Emergence de BpiFrance. Dans le même temps, la société engage la phase de pré-industrialisation du procédé de production. Pour accélérer et dérisquer le développement de sa biothérapie prometteuse, ExAdEx-Innov s’appuie également sur la première plateforme technologique exclusive de modèles physio-pathologiques et cliniquement pertinents de tissu adipeux humain. Cette plateforme, dont le développement est rendu possible grâce à la technologie ExAdEx, est déjà valorisée sur le marché cosmétique et nutraceutique.

Après avoir investi dans le transfert technologique du projet et avoir financé un programme de maturation, la SATT Sud-Est a conclu avec la société ExAdEx-Innov un accord de sous-licence exclusive d’exploitation tout domaine de la technologie innovante ExAdEx et de son application thérapeutique ObAdEx. Un programme de maturation qui s’est déroulé entre 2018 et 2019 et qui a permis de déposer les deux brevets à la base de la technologie, copropriété de CNRS, INSERM, Université Côte d’Azur, CHU de Nice, Etablissement Français du Sang (EFS) et Université de Toulouse III Paul Sabatier. Par le même accord de sous-licence, la SATT Sud-Est est également rentrée au capital de la société ExAdEx-Innov.

« La signature de l’accord de licence sur cette technologie clef est un bel exemple de valorisation de la recherche académique qui a été rendue possible grâce à l’implication et aux efforts communs de la SATT Sud-Est et de notre équipe de chercheurs et cliniciens motivés et engagés depuis des années pour amener de nouvelles solutions thérapeutiques sur le marché », déclare Vincent DANI, Président et co-fondateur d’ExAdEx-Innov. « Avoir la SATT Sud Est parmi nos actionnaires est un atout majeur pour une jeune pousse comme la nôtre et un signal fort de soutien à notre projet et notre vision », poursuit-il.

La start-up ExAdEx-Innov est actuellement en phase de levée de fonds afin de développer sa biothérapie innovante pour répondre aux besoins médicaux non satisfaits des patients atteints d’obésité et maladies métaboliques chroniques en échec thérapeutique.

D’ailleurs, ExAdEx-Innov a reçu le label DeepTech de Bpifrance, reconnaissant leur innovation comme une technologie de rupture à forte valeur ajoutée et avec un fort potentiel de développement commercial, en lien étroit avec le monde de la recherche. La Start-up a également été listée par le journal Challenges parmi les 100 start-ups dans lesquelles investir en 2023.

« Nous sommes fiers d’être associés à la start-up ExAdEx-Innov qui a pu bénéficier d’un transfert de plusieurs technologies innovantes issues de la Recherche Publique émanant de l’Institut de Biologie de Valrose. Nous sommes convaincus du potentiel de cette Start-up qui deviendra certainement un acteur majeur des marchés qu’elle vise, d’autant plus qu’elle fait partie des 100 start-ups dans lesquelles investir en 2023 selon le magazine Challenges. Nous accompagnons ce projet depuis plusieurs années et sommes heureux de participer, à travers lui, à l’amélioration des industries pharmaceutiques (marché de l’obésité), chirurgie réparatrice, cosmétiques et nutraceutiques. En investissant dans cette start-up et en entrant à hauteur de 10% dans son capital, nous participons activement à son développement et lui apportons toute notre expertise afin de l’aider dans sa quête de réussite » conclut Laurent BALY, Président de la SATT Sud-Est.

La start-up Remedex propose aux médecins les conditions optimales pour la réalisation des injections de plasma riche en plaquettes en médecine régénérative

La SATT Sud-Est a concédé une licence d’exploitation sur le logiciel Remedex REPORT à la start-up marseillaise Remedex pour améliorer la qualité du protocole clinique et du suivi médical

 

Le logiciel Remedex REPORT établit un rapport biologique d’injection détaillant les caractéristiques du plasma riche en plaquettes injecté – un concentré de plaquettes préparé à partir d’un échantillon de sang du patient. Cette préparation consiste en une centrifugation qui sépare les différents constituants du sang et permet de récupérer les plaquettes concentrées et remises en suspension dans le plasma. Une fois injectées, les plaquettes vont s’activer au contact des tissus lésés et libérer le contenu de leurs granules riches en facteurs de croissance. Ces effets peuvent aider à réduire les symptômes, la douleur et la gêne fonctionnelle dans diverses pathologies. L’intérêt de ce type de traitement, utilisant les propriétés régénératives physiologiques des plaquettes du patient, est attesté à l’échelle internationale par différentes études consensuelles portant sur les lésions du cartilage telles l’arthrose ou des tendons, les tendinopathies.

Compte tenu du grand nombre de dispositifs médicaux disponibles pour effectuer ces préparations, il existe néanmoins une grande hétérogénéité biologique des produits injectés et des pratiques médicales dans ce domaine, suscitant un doute quant à ses bénéfices au sein de la communauté médicale et scientifique. Fort de ce constat, de nombreux groupes de travail et sociétés savantes, au premier rang desquelles la société des chirurgiens orthopédistes américains « AAOS », ont récemment émis des recommandations qui soulignent l’importance de connaître la qualité du plasma riche en plaquettes  injecté.

En lien avec ces recommandations, le logiciel Remedex REPORT permet d’établir un rapport biologique d’injection détaillant les caractéristiques du plasma riche en plaquettes.

« La facilité d’utilisation du logiciel Remedex REPORT permet d’éditer un compte-rendu biologique d’injection en quelques minutes. Ainsi, le médecin s’assure de la qualité de la préparation du plasma riche en plaquettes qu’il injecte ; et, de son côté, le patient connait enfin la composition de ce qui lui est injecté, à l’instar de tout médicament. »

Jérémy MAGALON, Consultant Technique à Remedex, Pharmacien Biologiste et Maître de Conférences à Aix-Marseille Université

La start-up marseillaise Remedex, accompagnée par l’Incubateur Interuniversitaire Impulse ainsi que la SATT Sud-Est qui a réalisé le transfert de la technologie, est la première plateforme logistique et technique à destination des médecins souhaitant réaliser des actes de médecine régénérative dans des conditions médicales et scientifiques rigoureuses. La start-up offre aux praticiens un ensemble de services, ressources humaines, techniques et logicielles dont Remedex REPORT.

L’innovation est issue des résultats de recherche de l’Unité de Culture et Thérapie Cellulaire de l’Hôpital de La Conception (AP-HM) et le Centre de Recherche en CardioVasculaire et Nutrition (C2VN, U 1263, Aix-Marseille Université, Inserm)

 

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@SATTse_ #Remedex #MédecineRégénérative #ThérapieCellulaire

La téléexpertise pour réduire l’errance médicale avec l’IA

La start-up Rofim propose aux médecins une plateforme permettant de communiquer  grâce à un algorithme issu de la recherche d’Avignon Université

Inventée par l’équipe de Pierre JOURLIN, Enseignant-Chercheur à Avignon Université, du Laboratoire Informatique d’Avignon, c’est une solution d’IA en traitement automatique des langues. Appliquée dans le domaine de la e-Santé, elle permet une annotation massive de la littérature médicale en se basant sur la reconnaissance sémantique et la désambiguïsation. L’objectif est de recommander des articles scientifiques en temps réel lors d’échanges entre praticiens.

Dans ce contexte, les professionnels de la santé bénéficient alors d’une téléexpertise pour in fine réduire l’errance médicale des patients en apportant une transparence complète sur le processus de décision appliqué par l’algorithme.

 

 

« L’IA doit devenir plus transparente, explicable, économe en données, ceci afin de réduire sa dette technique ainsi que son empreinte écologique. »

Pierre JOURLIN, Enseignant-Chercheur à Avignon Université

Et c’est la start-up marseillaise Rofim qui a signé un contrat de co-maturation avec la SATT Sud-Est ; il s’agit de la première plateforme française sécurisée d’expertise médicale, accompagnée par ZEBOX, incubateur & accélérateur de start-ups basé à la Cité de l’Innovation et des Savoirs Aix-Marseille.

« Avec cet algorithme, nous pensons encore plus faciliter le quotidien du médecin en lui permettant d’avoir à sa portée de la donnée fiable et en temps réel sans avoir à se poser la question du mot-clé ou de la langue d’un article. Le gain de temps apporté permettra de mieux prendre en charge les patients complexes. »

Emilie MERCADAL, Présidente de Rofim

 « Notre collaboration avec la SATT et Avignon Université nous a permis très rapidement de poser des bases solides sur ce qui sera le moteur de tous les algorithmes d’analyses sémantiques que Rofim mettra à disposition de ses utilisateurs. Ce travail nous donnera la pièce manquante pour mener à bien notre mission à long terme – la lutte contre l’errance diagnostique. »

Dr David BENSOUSSAN, Chirurgien Vasculaire, Fondateur et Directeur Médical de Rofim

Dans le contexte de la crise sanitaire, la jeune société marseillaise, créée à la fin 2018, vient notamment de signer avec l’hôpital Gustave Roussy et envisage une levée de fonds de 3 M€ pour cet été. De plus, des études démontrent que de plus en plus de français vivent dans des zones reculées où les médecins généralistes et spécialisés sont en sous effectifs. En cette période où tout est devenu digital et dématérialisé, Rofim a su tirer son épingle du jeu avec presque 360 établissements séduits.

Pierre JOURLIN, Enseignant-Chercheur à Avignon Université

Emilie MERCADAL, Présidente de Rofim; Dr David BENSOUSSAN, Chirurgien Vasculaire, Fondateur et Directeur Médical de Rofim

 

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Vous êtes une jeune start-up Deep Tech ? Décrochez un fonds d’investissement jusqu’à 250 K€

Le Consortium French Tech Seed Provence Corse fait levier sur l’investissement privé et structurer les écosystèmes d’innovation et améliorer l’accompagnement des start-ups du territoire.

Composé des Incubateurs Belle de Mai, Impulse et Inizià et porté par la SATT Sud-Est, le consortium French Tech Seed Provence Corse mobilise l’investissement au bénéfice des jeunes entreprises innovantes du territoire Provence Corse et finance leur pré-amorçage à grande échelle.

Le Consortium se réunira en Comité Opérationnel et Comité d’Engagement les 18 mai, 17 juin et 22 juillet 2021. Dépêchez-vous d’envoyer vos candidatures.

Jeunes startup deeptech, qui sont éligibles ?

Le dispositif s’adresse aux start-ups deep tech de moins de 3 ans, de moins de 250 personnes et portant le statut Jeune Entreprise Innovante.

Petites entreprises françaises (< 50 salariés) innovantes de moins de 3 ans, portant une innovation à forte intensité technologique, ayant réalisé une levée de fonds et étant :

  • adressées par un apporteur d’affaires labellisé French Tech Seed,
  • ou lauréates des promotions 2018 et suivantes des concours iLab ou Concours Nationaux Innovation du Programme d’Investissement d’Avenir.

Pour faire quoi ?

Amplifier une levée de fonds pour accélérer le développement de votre projet d’innovation technologique actuellement en phase de post-maturation.

Quelles sont les modalités ?

Souscription à des Obligations Convertibles (valeur nominale à 1 €) plafonnée au double du montant de la levée de fonds ou jusqu’à 3 mois après sa réalisation.

La souscription se fait entre vous et Bpifrance.

Quels sont les montants ?

  • Minimum : 50 000 euros.
  • Maximum : 250 000 euros par intervention.
  • Montant plafonné au double du montant de la levée de fonds.

Comment se déroule l’amortissement et la durée du remboursement ?

Durée sur 5 ans, et remboursement en une échéance unique in fine.

La conversion peut avoir lieu lorsque vous levez en une ou plusieurs tranches de 2 000 000 €.

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Loi PACTE et Innovation – Episode 1 : le mandataire unique au soutien de la valorisation des résultats de recherche

La loi PACTE relative à la croissance et à la transformation des entreprises facilite la valorisation de la recherche publique.

Loi PACTE

Nous vous proposons une série d’interviews répartie en trois épisodes qui vous présentera les principales nouveautés en termes de législation et d’innovation. Lors de ce premier épisode, Audrey GARCIA-COUSTEAU, Juriste à la SATT Sud-Est se prête au jeu des questions – réponses.

Au menu de l’épisode 1 : valorisation et copropriété publique des résultats de la recherche, quelles avancées ?

La Loi PACTE relative à la croissance et à la transformation des entreprises comporte des mesures qui intéressent l’innovation et contient des dispositions visant à simplifier et à faciliter la valorisation de la recherche publique.

Audrey, peux-tu nous expliquer quel est le rôle du mandataire unique dans la valorisation des résultats de la recherche ?

Pour mieux comprendre le rôle du mandataire unique, rappelons d’abord que l’organisation de la recherche française repose sur des unités de recherche multi-tutelles. Si cette organisation favorise l’interdisciplinarité, elle peut conduire à des situations complexes de copropriété impliquant un partage de la propriété intellectuelle sur des résultats issus de la recherche publique entre plusieurs établissements. Or les mesures de protection d’un résultat valorisable doivent être prises rapidement.

Ainsi, la loi a inscrit l’obligation à l’égard des établissements publics de désigner, pour chaque unité de recherche, un mandataire unique qui se voit confier la gestion, l’exploitation et la négociation des inventions brevetables lorsqu’il y a « copropriété publique » sur les titres de propriété industrielle. Le mandataire unique reçoit mandat pour réaliser ces missions : il est l’interlocuteur unique chargé de la valorisation des résultats avec les entreprises intéressées.

Dans l’objectif de favoriser et d’accélérer ce transfert des résultats vers les entreprises, un nouveau décret complète les dispositions de l’article L. 533-1 du code de la recherche issues de la loi PACTE pour notamment renforcer, préciser et élargir le dispositif du mandat.

Quels sont les principaux apports du décret ?

Ce texte réglementaire vient préciser les modalités de gestion et de valorisation des résultats issus de recherche publiques par le mandataire unique. Le décret énonce d’abord de nouvelles modalités destinées à faciliter la désignation du mandataire unique et réduit le délai pour procéder à cette désignation à un mois à compter de la création administrative ou du renouvellement de l’unité de recherche.

Le champ des pouvoirs pouvant être attribués au mandataire unique est élargi. Le décret liste ainsi les actes nécessaires à la protection juridique des résultats, tels que par exemple, les formalités qui jalonnent la vie des titres de propriété intellectuelle et les actes relatifs à la défense des droits sur les résultats afin de constater ou contester un acte de contrefaçon. S’agissant des actes de valorisation pouvant être accomplis par le mandataire unique, ils s’étendent de la négociation à la signature des accords de confidentialité, des accords de copropriété et des contrats de licence d’exploitation. Il peut dorénavant réaliser les actes de cession ou d’abandon de demande de brevet, ce qui était auparavant expressément exclu de ses pouvoirs.

Le texte prévoit des règles de gestion de la copropriété qui s’imposent à défaut d’accord entre les personnes publiques copropriétaires de résultats afin de ne pas bloquer l’exploitation des résultats en question.

Ces dispositions visent à introduire plus de simplicité dans la gestion et l’exploitation des résultats de la recherche publique par le mandataire unique pour faciliter leur transfert vers le monde socio-économique.

Notre experte, Audrey GARCIA-COUSTEAU, Juriste en Droit des affaires & Licensing à la SATT Sud-Est, diplômée d’un Master en Droit des affaires, spécialisé en Droit de la Propriété Industrielle et d’un Master en Droit des affaires et Management, répond aux questions concernant le mandataire unique.

Ce décret introduit-il des changements majeurs sur l’activité du mandataire unique ?

Le décret propose un dispositif cadré permettant aux copropriétaires de confier via le mandat d’importantes prérogatives au mandataire unique. Les conséquences directes sur son activité viennent de l’introduction de nouveaux délais qu’il doit respecter dans le cadre de ses obligations envers les copropriétaires et notamment :

  • Le délai de 2 mois à compter de la réception d’une déclaration d’invention pour informer des décisions de protection et de valorisation,
  • Le délai de 4 mois avant toute décision d’abandon d’un titre de propriété .

Par exemple, dès la réception par la SATT Sud-Est d’une déclaration d’invention, l’équipe en charge du projet analyse le potentiel des résultats en vue de la présentation du projet devant le Comité de Propriété Intellectuelle (CPI), organe décisionnel de la SATT Sud-Est. Ce dernier rend son avis sur la stratégie à adopter vis-à-vis du projet dans les deux mois imposés par le décret. A l’issue du CPI, la SATT Sud-Est communique alors la décision aux copropriétaires, conformément aux dispositions prévues dans le décret.

A suivre, épisode 2 – Loi PACTE et Innovation : retour sur les dispositions relatives aux chercheurs-entrepreneurs

Pour aller plus loin

 

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@SATTse_ #LoiPacte #Startup #PropriétéIntellectuelle #MandataireUnique #Décret #Légifrance #Innovation

GEM’innov s’impose en leader technologique de la microencapsulation biodégradable

La SATT Sud-Est signe un accord de copropriété, sur un procédé de fabrication de microcapsules biodégradables, entre GEM’INNOV, Aix-Marseille Université et le CNRS, sur une innovation qui va révolutionner le monde de la microencapsulation

Signature copropriété AMU, CNRS et GEM'INNOV

GEM’INNOV propose la solution alternative aux composés microplastiques utilisés pour la microencapsulation, en accord avec les nouvelles législations Européennes

Les réglementations européennes quant aux microplastiques prennent un tournant axé bio-responsable. En 2022 l’utilisation des composés en mélamine-formaldéhyde, poly-urée… considérés comme microplastiques sera interdite. En anticipation sur cette voie, GEM’INNOV et l’équipe Chimie Radicalaire Organique et Polymères de Spécialité (CROPS) de l’Institut de Chimie Radicalaire (ICR) AMU et CNRS ont mis au point et breveté la première microcapsule biodégradable, biocompatible et biosourcée, répondant à la norme OCDE 301F. Ce brevet permet à l’entreprise de distribuer trois types de capsules : incassable, fuitable et cassable.

 

L’univers de la microencapsulation s’ouvre désormais sur un nombre colossal d’applications grâce à l’innovation issue de la recherche publique

Initialement alimenté par des capsules cassables, de tailles largement supérieures et composés en microplastiques soupçonnées de toxicité, l’univers de la microencapsulation se voit prendre un nouveau cap. GEM’INNOV ouvre l’utilisation des microcapsules vers des possibilités mondiales sur des marchés colossaux et se positionne comme étant la première société au Monde à répondre aux lois de 2022. Le matériau possède un enregistrement INCI, ouvrant le produit sur le secteur du cosmétique mais de nombreux autres domaines pourront profiter de cette technologie comme ceux des Carbonless Paper, des phytosanitaires, des transports, du marketing olfactif, de la médecine…

 

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Rapport d’Activité Annuel 2018

Projets de maturation, innovations transférées, start-ups accompagnées, découvrez sans plus attendre les succès 2018 dans le rapport annuel de la SATT Sud-Est

2018 a été à n’en pas douter, un véritable tournant pour la SATT Sud-Est

L’année précédente, nous regardions nos 5 années d’existence. Le bilan dressé résidait en une idée simple : consolider notre valeur ajoutée au sein de notre écosystème. Ce à quoi nous n’avons cessé d’œuvrer durant 2018, qui fut marquée par de nombreux temps forts.

« La SATT Sud-Est, l’Innov’Acteur dans les Régions Sud-PACA et Corse » Laurent Baly, Président de la SATT Sud-Est.

Retour sur l’année 2018 avec plusieurs chiffres clés :

  • 98 inventions ont été déclarées
  • 52 brevets et logiciels déposés
  • 19 nouveaux projets de maturation ont été engagés
  • 13 licences d’exploitations ont été signées
  • 1,13 M€ de chiffre d’affaires en 2018
  • 10,25 M€ levés par les start-ups

Le symbole de cette année de changement aura été notre déménagement vers ce lieu marseillais si emblématique que le SILO. Dans ce cadre historique et tellement inspirant, nous nous sommes inscrits dans une nouvelle dynamique vertueuse, chargée de motivation pour assurer la continuité et l’importance que nous accordons à notre mission. Lire la suite…

« Laurent BALY, Président » : « Forts de nos acquis et de nos valeurs, nous nous tournons aujourd’hui vers l’avenir afin de relever de nouveaux défis et d’envisager de nouvelles perspectives. 2019 s’annonce d’ores et déjà comme l’année de la transition, résolument tournée vers les Deeptech et en relation plus étroite avec les entreprises, notamment au travers de notre offre en comaturation. »

Pour aller plus loin :

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La start-up ARTEAC-LAB accélère l’innovation dans l’ingénierie électroacoustique

La SATT Sud-Est concède une licence exclusive à la start-up ARTEAC-LAB sur l’utilisation de la technologie SIMBOX. Spécialisée dans l’ingénierie électroacoustique, la start-up offre des solutions de captation, transformation et restitution pour contrôler le champ sonore en 3D. L’activité s’étend aussi sur le développement de systèmes industriels embarqués pour faciliter la maintenance préventive et le contrôle qualité sur site

La technologie SIMBOX révolutionne le marché de l’ingénierie électroacoustique

Aix-Marseille Université et le CNRS, accompagnés par la SATT Sud-Est, sont copropriétaires de la technologie SIMBOX, logiciel de modélisation électroacoustique… Une licence d’exploitation exclusive a été concédée à la start-up ARTEAC-LAB, co-fondée par Philippe HERZOG et Christophe LAMBOURG et hébergée chez Marseille Innovation. Cette start-up développe des systèmes électroacoustiques adaptés à des exigences très pointues. La start-up offre des solutions de captation, transformation et restitution pour contrôler le champ sonore en 3D. ARTEAC-LAB propose aussi des dispositifs compacts et faciles à installer qui permettent de scruter le champ acoustique pour détecter des défauts ou analyser en temps réel des anomalies sur des sites bruyants ou difficiles d’accès.

 

 Laurent BALY, Président de la SATT Sud-Est, Christophe LAMBOURG, Président co-fondateur de la start-up ARTEAC-LAB, et Philippe HERZOG, Directeur de Recherche au CNRS et co-fondateur d’ARTEAC-LAB, signent le contrat de licence de la technologie SIMBOX, au siège de la SATT Sud-Est (de gauche à droite sur la photo)

 

Les recherches du Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique du CNRS sont à l’origine de cette innovation technologique

Le développement de la technologie SIMBOX a été initié au Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique (LMA, UMR 7031) par le Dr Philippe HERZOG, Directeur de Recherche au CNRS. Ce projet, initialement développé pour des besoins internes, a fait l’objet d’un contrat de prestation avec un constructeur d’enceintes. Ainsi, cette solution de modélisation électroacoustique s’est vu devenir une solution innovante sur le marché des enceintes haut de gamme, marché très significatif dans ce secteur et peut s’adapter à la conception de tout système électroacoustique. Philippe HERZOG, de formation ingénieur en électronique et chercheur en acoustique, est reconnu internationalement pour ses travaux en électroacoustique et pour la réalisation de dispositifs embarqués de traitement du son en temps réel. Il a passé une grande partie de sa carrière au sein du CNRS au Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique dans l’équipe « Sons » spécialisée dans le traitement de l’environnement et de ses nuisances sonores ainsi que sur la perception auditive, sons et musique.

Informations pratiques

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